Sylvie a accompagné des demandeurs d’emploi pendant douze ans, salariée d’un organisme prestataire. Elle voulait continuer, mais à son compte.
Le point de départ : une confusion très répandue
France Travail ne recrute pas des formateurs : c’est un donneur d’ordre et un financeur, qui achète des prestations à des organismes de formation. Pour travailler avec lui, il faut donc être un organisme, ou intervenir en sous-traitance pour un organisme déjà titulaire d’un marché.
Deuxième point, déterminant : l’accès aux financements publics et mutualisés suppose la certification Qualiopi. Ce n’est pas négociable sur ces marchés-là.
« J’ai cherché pendant des mois des offres d’emploi de formateur France Travail. Il n’y en a pas. Il y a des marchés. »
Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
Trois choses le rassurent, et elles valent pour tout le monde. Aucun diplôme de formateur n’est exigé pour déclarer une activité de formation. La déclaration ne se demande pas avant : elle se dépose auprès de la DREETS dans les trois mois qui suivent la première convention signée — on signe, on forme, on déclare. Et le numéro de déclaration n’est pas Qualiopi : on peut facturer une entreprise sans être certifié, la certification ne devenant nécessaire que pour aller chercher des fonds publics ou mutualisés.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLe premier trimestre en chiffres
- Déclaration d’activité déposée
- Premières missions en sous-traitance d’un organisme titulaire
- Démarche Qualiopi engagée, condition d’accès aux financements
Aujourd’hui
Sylvie travaille en sous-traitance le temps d’obtenir sa certification, puis répondra en direct. C’est le chemin le plus court, et le seul praticable au départ.
Ce qui coince le plus souvent
Le premier obstacle est la temporalité. Les marchés publics de formation ont des calendriers fixes : on ne répond pas quand on est prêt, on répond quand la consultation s’ouvre. Se préparer en amont est la seule façon d’être au rendez-vous.
Le deuxième est la taille. Beaucoup de marchés exigent des capacités — nombre de places, couverture géographique, locaux — hors de portée d’un indépendant. La sous-traitance auprès d’un titulaire est la voie d’entrée réaliste.
Le troisième est la certification. Sans elle, l’accès direct aux financements est fermé. Beaucoup de formateurs travaillent deux ou trois ans en sous-traitance, se certifient, puis répondent en leur nom.
Ce qu’il faut vraiment pour démarrer
En sous-traitance, quasiment rien : le titulaire du marché fournit le cadre, les locaux et souvent les supports. C’est ce qui en fait la bonne porte d’entrée.
Pour répondre en direct, l’équation change : capacité d’accueil, couverture géographique, certification. C’est un projet à deux ou trois ans, pas un démarrage.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Si vous exercez déjà ce métier et qu’on vous demande déjà des conseils, vous avez la légitimité. Le frein n’est presque jamais la compétence : c’est le dossier administratif, et ça se délègue. Beaucoup gardent leur activité actuelle et montent leur structure à côté, ce qui reste le moyen le plus sûr de tester.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
