Isabelle est cadre de santé formatrice en IFSI. Elle encadre des promotions d’étudiants infirmiers, suit les stages, corrige des mémoires. Un métier qu’elle aime, dans un cadre qu’elle ne choisit pas.
Le point de départ : un institut n’est pas une structure à soi
Un IFSI est adossé à un établissement de santé ou à une région : il ne peut pas facturer à votre place une intervention auprès d’un EHPAD ou d’une clinique. Isabelle recevait ces demandes et n’avait aucun moyen d’y répondre.
« Les établissements me connaissaient par les stages. Ils voulaient que je forme leurs équipes. Je n’avais rien pour facturer. »
Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
Trois choses le rassurent, et elles valent pour tout le monde. Aucun diplôme de formateur n’est exigé pour déclarer une activité de formation. La déclaration ne se demande pas avant : elle se dépose auprès de la DREETS dans les trois mois qui suivent la première convention signée — on signe, on forme, on déclare. Et le numéro de déclaration n’est pas Qualiopi : on peut facturer une entreprise sans être certifié, la certification ne devenant nécessaire que pour aller chercher des fonds publics ou mutualisés.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLe premier trimestre en chiffres
- Une première convention de formation signée des deux côtés
- Un numéro de déclaration d’activité obtenu quelques semaines après le dépôt à la DREETS
- Les documents obligatoires en place : CGV, règlement intérieur, convention, programme
- Un EHPAD et une clinique formés sur des thématiques courtes
Aujourd’hui
Isabelle a conservé ses heures en IFSI et intervient en complément auprès des établissements du bassin, sur des sujets que l’institut ne couvre pas.
Ce qui coince le plus souvent
La première question est celle du cumul d’activités. Selon le statut — fonction publique hospitalière, contrat privé, vacations — les règles diffèrent. C’est le point à vérifier en premier, avant même de monter la structure.
La deuxième est le positionnement. Les établissements de santé achètent des formations courtes et très ciblées : bientraitance, transmissions, plaies et cicatrisation, gestion d’un conflit. Pas des modules académiques.
La troisième est le financement. Le secteur passe largement par des fonds mutualisés, ce qui rend la certification nécessaire assez vite si l’on veut dépasser les commandes ponctuelles.
Ce qu’il faut vraiment pour démarrer
Aucun équipement : les établissements accueillent les sessions dans leurs propres salles. L’investissement est documentaire et pédagogique.
Le point à régler en premier reste le statut : selon le cadre d’emploi, l’autorisation de cumul se demande avant de démarrer. C’est un délai, pas un obstacle.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Si vous exercez déjà ce métier et qu’on vous demande déjà des conseils, vous avez la légitimité. Le frein n’est presque jamais la compétence : c’est le dossier administratif, et ça se délègue. Beaucoup gardent leur activité actuelle et montent leur structure à côté, ce qui reste le moyen le plus sûr de tester.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
