Samir est data analyst dans un groupe de distribution. Depuis deux ans, ses collègues lui demandent de leur montrer comment se servir des outils d’IA générative sans dire de bêtises.
Le point de départ : un besoin plus large que la technique
Ce que les entreprises achètent n’est pas un cours d’informatique : c’est la capacité à faire gagner du temps à des équipes qui n’ont rien d’un profil technique. Aucune réglementation particulière n’encadre ce champ.
« Mon premier client ne voulait pas comprendre l’IA. Il voulait que son service compta gagne deux heures par semaine. »
Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
Trois choses le rassurent, et elles valent pour tout le monde. Aucun diplôme de formateur n’est exigé pour déclarer une activité de formation. La déclaration ne se demande pas avant : elle se dépose auprès de la DREETS dans les trois mois qui suivent la première convention signée — on signe, on forme, on déclare. Et le numéro de déclaration n’est pas Qualiopi : on peut facturer une entreprise sans être certifié, la certification ne devenant nécessaire que pour aller chercher des fonds publics ou mutualisés.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLe premier trimestre en chiffres
- Une première convention de formation signée des deux côtés
- Un numéro de déclaration d’activité obtenu quelques semaines après le dépôt à la DREETS
- Les documents obligatoires en place : CGV, règlement intérieur, convention, programme
- Deux entreprises formées en intra sur le premier trimestre
Aujourd’hui
Samir forme deux jours par mois en gardant son poste. Le marché est jeune : sa crédibilité vient de sa pratique quotidienne, pas d’une certification.
Ce qui coince le plus souvent
Le premier écueil est de vendre de la technique. Les entreprises n’achètent pas la compréhension des modèles : elles achètent du temps gagné sur des tâches identifiées. Un programme construit autour de trois cas d’usage réels se vend, un programme construit autour des concepts ne se vend pas.
Le deuxième est l’obsolescence, plus rapide ici qu’ailleurs. Un support de six mois est déjà dépassé. Cela impose de vendre une méthode plutôt qu’un outil, et de prévoir la mise à jour dans son modèle.
Le troisième est la confidentialité. Dès qu’on manipule des données d’entreprise en séance, la question se pose. L’anticiper dans la convention et dans les consignes de séance évite un blocage le jour J.
Ce qu’il faut vraiment pour démarrer
Un ordinateur et des abonnements aux outils enseignés. C’est tout, et c’est ce qui rend ce marché accessible — donc concurrentiel.
Le coût réel est la mise à jour permanente des supports. Samir refait ses cas d’usage tous les trimestres : c’est ce qui le distingue des formations achetées sur étagère.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Si vous exercez déjà ce métier et qu’on vous demande déjà des conseils, vous avez la légitimité. Le frein n’est presque jamais la compétence : c’est le dossier administratif, et ça se délègue. Beaucoup gardent leur activité actuelle et montent leur structure à côté, ce qui reste le moyen le plus sûr de tester.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
