Sylvie est consultante indépendante en supply chain depuis six ans. Elle accompagne des PME sur l’optimisation de leurs stocks et la réorganisation de leurs entrepôts, en freelance, via sa propre structure. Ses clients lui demandaient régulièrement de « former les équipes en même temps », mais elle refusait, faute de cadre. Facturer du conseil, elle savait faire. Se déclarer organisme de formation, c’était une autre affaire qui la freinait.
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« J’ai déjà une activité de conseil qui tourne. Ajouter la formation, ça veut dire deux activités, deux logiques de facturation, et j’avais peur de m’embrouiller avec mon statut et d’éventuels plafonds. »
« Je craignais de me disperser. Entre les missions de conseil et le montage de formations, je ne voulais pas faire les deux à moitié et perdre en crédibilité sur ce qui marchait déjà. »
« Est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Monter un organisme, passer Qualiopi, tout ça pour quelques jours de formation par an, je n’étais pas sûre de la rentabilité. »
Le déclic : un premier pas
Le déclic a été comptable et stratégique. En additionnant les demandes de formation qu’elle refusait sur une année, Sylvie a réalisé qu’elle laissait passer un chiffre d’affaires équivalent à plusieurs missions de conseil. Surtout, elle a compris que formation et conseil se nourrissent : un audit d’entrepôt débouche naturellement sur un besoin de montée en compétences des équipes. Plutôt que de créer une seconde entreprise, elle pouvait simplement adosser une activité de formation à sa structure existante.
Votre déclaration (NDA), le parcours au métier (21 h) et la réglementation des OF : tout pour démarrer serein.
Découvrir · 529 € HTLes étapes, une peur qui tombe à chaque fois
La déclaration d’activité (NDA). Bonne nouvelle : Sylvie n’a pas eu à créer une nouvelle société. Sa structure existante pouvait déclarer une activité de formation en ajoutant simplement le code d’activité correspondant et en effectuant sa déclaration auprès de la DREETS. À partir de sa première convention, elle a obtenu son numéro de déclaration sans bouleverser sa comptabilité. La peur du « cumul de deux statuts » est tombée : ce n’est pas deux entreprises, c’est une même structure avec une seconde activité déclarée.
Apprendre à transmettre. Habituée à présenter des recommandations à des dirigeants, Sylvie a dû réapprendre à s’adresser à des équipes opérationnelles, préparateurs et gestionnaires de stock. La formation de formateur d’adultes lui a donné les réflexes qui lui manquaient : passer du registre du consultant qui préconise à celui du formateur qui fait pratiquer. Elle a construit des exercices ancrés dans les entrepôts réels de ses clients, ce qui a levé sa crainte de se disperser : sa formation prolonge son conseil au lieu de le concurrencer.
Qualiopi. Pour Sylvie, Qualiopi n’était pas qu’une formalité, c’était un argument commercial. Rigoureuse de nature, elle a monté son système qualité en s’appuyant sur les processus qu’elle documentait déjà pour son conseil. L’audit passé, la certification a rassuré ses clients PME et lui a ouvert l’accès aux fonds de la formation professionnelle. Le doute sur la rentabilité a commencé à se dissiper : Qualiopi transforme des prestations autofinancées en prestations finançables, donc plus faciles à vendre.
Le financement. C’est ce qui a définitivement tranché la question de la rentabilité. Ses formations logistiques sont devenues éligibles aux financements OPCO, et certaines actions certifiantes accessibles via les dispositifs de la formation professionnelle. Ses clients conseil, à qui elle proposait désormais un volet formation finançable, ont dit oui bien plus vite. Deux activités, un même client, et une prise en charge qui allège la facture : le cumul est devenu un cercle vertueux, pas une complication.
« Je croyais devoir choisir entre mon conseil et la formation. En fait, l’un tire l’autre. Un audit d’entrepôt se termine par une formation des équipes, et cette formation ramène de nouvelles missions de conseil. »
Le premier bilan en chiffres
- Activité de formation adossée à sa structure existante, sans créer de seconde société
- Un second pilier de revenus qui représente désormais une part significative de son chiffre d’affaires
- Des missions de conseil qui débouchent sur des formations financées OPCO, et inversement
Aujourd’hui
Une consultante indépendante peut adosser la formation à sa structure existante, sans créer de seconde société : il suffit d’ajouter le code d’activité correspondant et de déposer la déclaration auprès de la DREETS, le numéro étant obtenu à partir de la première convention. Dans ce parcours illustratif en supply chain, la certification Qualiopi rend les sessions finançables par les OPCO, et les audits d’entrepôt débouchent sur des formations d’équipes.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Si vous êtes déjà indépendant en logistique, consultant, gérant ou expert supply chain, vous n’avez pas besoin de repartir de zéro pour former. Vous pouvez adosser une activité de formation à votre structure existante : déclarer l’activité auprès de la DREETS, vous former à la transmission, décrocher Qualiopi, puis rendre vos formations finançables. C’est le chemin de Sylvie, et il transforme une seconde casquette en second revenu.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
