Claire a passé quinze ans en ressources humaines, dont cinq comme DRH d’une PME de deux cents personnes. Entretiens professionnels, plan de développement des compétences, obligations de l’employeur : elle a tout pratiqué, et surtout tout expliqué aux managers qui n’y comprenaient rien.
Le point de départ : la formation qu’on fait déjà sans la facturer
Une fédération professionnelle lui propose d’animer une demi-journée sur l’entretien professionnel pour ses adhérents. Elle accepte. On lui demande une convention et un numéro de déclaration.
« J’avais formé des centaines de managers en interne. Je n’avais jamais signé une convention de ma vie. »
Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
Trois choses le rassurent, et elles valent pour tout le monde. Aucun diplôme de formateur n’est exigé pour déclarer une activité de formation. La déclaration ne se demande pas avant : elle se dépose auprès de la DREETS dans les trois mois qui suivent la première convention signée — on signe, on forme, on déclare. Et le numéro de déclaration n’est pas Qualiopi : on peut facturer une entreprise sans être certifié, la certification ne devenant nécessaire que pour aller chercher des fonds publics ou mutualisés.
Le domaine RH n’impose aucun agrément particulier. En revanche, la matière bouge vite : c’est la mise à jour régulière des contenus qui fait la différence face à un cabinet.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLe premier trimestre en chiffres
- Une première convention de formation signée des deux côtés
- Un numéro de déclaration d’activité obtenu quelques semaines après le dépôt à la DREETS
- Les documents obligatoires en place : CGV, règlement intérieur, convention, programme
- Une intervention pour la fédération, puis trois adhérents en direct
Aujourd’hui
Claire a quitté son poste et forme à plein temps. Ses anciens pairs sont devenus ses clients.
Ce qui coince le plus souvent
Le premier obstacle est la concurrence des cabinets. Le marché RH est occupé par des structures qui vendent du conseil et de la formation ensemble. L’avantage d’une ancienne DRH n’est pas le prix : c’est d’avoir tenu le poste, donc de savoir ce qui se passe vraiment quand un manager rate un entretien.
Le deuxième est l’obsolescence. Le droit du travail et les obligations de formation bougent chaque année. Un programme écrit une fois et jamais relu se repère immédiatement en salle. La veille fait partie du produit, pas de la préparation.
Le troisième est le périmètre. Beaucoup veulent tout couvrir, du recrutement à la paie. Les clients achètent plus facilement une expertise étroite et reconnaissable qu’un catalogue généraliste.
Ce qu’il faut vraiment pour démarrer
Aucun équipement, aucun local : les formations RH se donnent chez le client ou à distance. Le seul investissement réel est documentaire : programmes, supports, cas pratiques.
Le coût caché est la veille. Suivre les évolutions du droit du travail et des obligations de formation représente plusieurs heures par mois, non facturées, mais sans lesquelles le contenu vieillit vite.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Si vous exercez déjà ce métier et qu’on vous demande déjà des conseils, vous avez la légitimité. Le frein n’est presque jamais la compétence : c’est le dossier administratif, et ça se délègue. Beaucoup gardent leur activité actuelle et montent leur structure à côté, ce qui reste le moyen le plus sûr de tester.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
