De second de cuisine à formateur en restauration : le parcours d’Éric
Maxime Pélerin · mis à jour le 1 août 2026Second de cuisine pendant dix-huit ans, Éric pensait que transmettre exigeait un diplôme de prof et une montagne de paperasse. Découvrez comment il est devenu formateur en restauration, du dépôt de ND

Éric a passé dix-huit ans en cuisine, dont les huit derniers comme second dans une brasserie qui tournait à deux cents couverts par service. Il connaissait la brigade, le dressage sous pression, l’hygiène appliquée pour de vrai, pas celle des manuels. Quand un jeune commis lui a dit qu’il avait tout appris en le regardant, l’idée de former a commencé à le travailler. Mais entre l’envie et le passage à l’acte, il y avait un mur de doutes.
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« Je sais tenir un poste, pas faire cours. Savoir cuisiner, ce n’est pas savoir enseigner, et je n’ai aucun diplôme de formateur. »
« La Qualiopi, les DREETS, les indicateurs, tout ce vocabulaire administratif me semblait fait pour les gros centres, pas pour un gars de terrain comme moi. »
« Et puis quand est-ce que je fais ça ? Je bosse déjà cinquante heures par semaine en cuisine, je n’ai pas de temps à sacrifier dans de la paperasse. »
Le déclic : un premier pas
Le déclic est venu d’une demande concrète : un restaurateur qu’il connaissait cherchait quelqu’un pour former son équipe à l’hygiène HACCP, en interne, un samedi. Éric a animé la journée sans y penser, en situation réelle, avec des gestes et des exemples de son quotidien. À la fin, les cuisiniers en redemandaient et le patron lui a demandé s’il facturait. Il a compris que son expertise valait quelque chose et qu’il manquait juste le cadre pour la vendre.
Votre déclaration (NDA), le parcours au métier (21 h) et la réglementation des OF : tout pour démarrer serein.
Découvrir · 529 € HTLes étapes, une peur qui tombe à chaque fois
La déclaration d’activité (NDA). On a commencé par le plus intimidant à ses yeux : déclarer son activité de formation auprès de la DREETS. Éric craignait un dossier interminable, il a découvert une démarche balisée, montée à partir de sa première session HACCP réelle comme preuve d’activité. On a rédigé pour lui la convention, le programme et le bilan pédagogique, et son numéro de déclaration d’activité est tombé en quelques semaines. La première peur, celle de l’administratif infranchissable, est tombée là.
Apprendre à transmettre. Restait sa hantise numéro un : ne pas savoir enseigner. On lui a montré qu’il n’avait pas à devenir professeur, mais à structurer ce qu’il faisait déjà d’instinct. Découper une compétence en étapes, formuler un objectif, mettre le stagiaire en condition plutôt que de réciter les normes. Pour les cas où la certification renforce sa crédibilité face aux financeurs, on l’a orienté vers le titre de formateur professionnel d’adultes. En deux séances, il tenait un déroulé de journée solide et il a arrêté de se sentir illégitime.
Qualiopi. La certification Qualiopi, qui lui semblait réservée aux gros organismes, est devenue une simple mise en ordre de sa pratique. On a bâti ses supports, ses feuilles d’émargement, son recueil des besoins et son suivi des stagiaires autour de ses vraies sessions en cuisine. Le jour de l’audit, l’auditeur a validé un système qui décrivait exactement sa façon de travailler. Éric a obtenu Qualiopi et, avec elle, l’accès aux financements qui lui faisait défaut.
Le financement. Une fois certifié, ses formations HACCP et gestion de brigade sont devenues finançables par les OPCO du secteur, notamment celui de l’hôtellerie-restauration. Concrètement, les restaurants qui l’engagent pour former leurs équipes ne paient plus de leur poche, ce qui a débloqué les commandes. On lui a appris à monter une demande de prise en charge simple, à donner au bon interlocuteur. La dernière peur, celle de facturer un secteur qui compte chaque euro, est tombée : ce n’est plus l’établissement qui paie, c’est son OPCO.
« Je croyais qu’il fallait devenir prof et me noyer dans la paperasse. En fait, il fallait juste mettre un cadre autour de ce que je savais déjà faire depuis dix-huit ans. »
Le premier bilan en chiffres
- Numéro de déclaration d’activité (NDA) obtenu en 5 semaines, sans jamais quitter son poste en cuisine
- Certification Qualiopi validée dès le premier audit, sans non-conformité majeure
- 3 restaurants formés dans les six mois suivant sa première session facturée, tous financés par l’OPCO
Aujourd’hui
Un an après, Éric anime des sessions HACCP et gestion de brigade pour des établissements de sa région, sur ses jours de repos d’abord, puis à temps plein. Il a gardé un pied en cuisine par choix, pas par nécessité, et il facture désormais son expertise au lieu de la donner. Le second de cuisine que personne ne voyait est devenu la référence hygiène et transmission que les patrons s’échangent de bouche à oreille.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Le parcours d’Éric est illustratif, mais il reflète une réalité du secteur : on manque de gens du terrain capables de transmettre, pas de théoriciens des normes. Si vous tenez un poste depuis des années, votre expérience est la denrée rare, et le cadre administratif s’apprend. C’est exactement l’accompagnement que Certiforma propose : déclaration d’activité, structuration pédagogique, Qualiopi et accès aux financements, pour transformer votre savoir-faire en activité de formation.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
→ Reconversion : De chef de cuisine à formateur en restauration→ Indépendant qui diversifie : De traiteur installée à formatrice en restauration

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