D’éducatrice de jeunes enfants à formatrice en petite enfance à distance : le parcours de Ghislaine
Maxime Pélerin · mis à jour le 30 août 2026Ghislaine connaît la petite enfance sur le bout des doigts, mais redoutait la paperasse et le doute d'enseigner. Voici comment elle est devenue formatrice à distance.

Ghislaine est éducatrice de jeunes enfants depuis dix-huit ans, dont douze comme référente dans une crèche associative. On lui confie régulièrement les stagiaires et les nouvelles recrues, et elle adore ces moments de transmission. À cinquante ans, elle veut en faire une activité à part entière, à distance, pour toucher plus de professionnels sans quitter sa région. Point de départ, une expertise solide du métier mais aucune idée de la partie administrative.
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« La pédagogie, ça va, mais Qualiopi et la paperasse, j’ai peur de m’y perdre complètement. »
« Je sais faire mon métier depuis vingt ans. Mais savoir faire, est-ce que ça veut dire savoir l’enseigner ? »
« Je travaille déjà à temps plein. Où est-ce que je vais trouver le temps de monter tout ça ? »
Le déclic : un premier pas
Ghislaine commence petit. Elle lit un guide sur la déclaration d’activité, puis prend un appel de trente minutes pour cadrer les priorités. Elle comprend qu’elle n’a pas à tout faire en même temps ni à devenir experte en administratif : il suffit de suivre un ordre logique. Cette clarté suffit à la mettre en mouvement, en gardant son poste dans un premier temps.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLire aussi : Declaration d'activité : la demarche complete →
Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
Étape 1 : la déclaration d’activité (NDA). Ghislaine constitue son dossier DREETS avec un accompagnement qui découpe chaque pièce à fournir. Ce qu’elle voyait comme un labyrinthe devient une liste à cocher. Recevoir son numéro de déclaration lève sa peur de la paperasse : la première marche administrative, la plus intimidante, est franchie sans blocage.
Étape 2 : apprendre à transmettre. Elle apprend à transformer son expérience en progression pédagogique : objectifs, séquences asynchrones pour la théorie, temps synchrones réservés aux analyses de situation. En scénarisant, elle mesure la différence entre montrer un geste et le faire acquérir à distance. Sa peur du « savoir faire n’est pas savoir enseigner » s’efface dès que ses apprenants progressent visiblement.
Étape 3 : la certification Qualiopi. Ghislaine prépare Qualiopi en s’appuyant sur les indicateurs du référentiel, sans jargon inutile. Elle qui redoutait l’usine à gaz découvre un cadre qui met de l’ordre dans sa pratique. La certification lève définitivement son appréhension administrative et crédibilise son organisme.
Étape 4 : le financement. Certifiée, elle rend ses formations éligibles aux financements OPCO et au CPF. Ses apprenants n’ont plus à payer de leur poche, ce qui remplit ses sessions plus vite. Le modèle validé, Ghislaine réduit son temps en crèche pour dégager des créneaux de formation, sans jamais avoir tout risqué d’un coup.
« J’avais peur que mon expérience ne suffise pas à faire une bonne formatrice. J’ai appris que transmettre s’apprend, comme tout le reste. »
Le premier bilan en chiffres
- 4 sessions à distance la première année, en gardant d’abord son poste
- 31 professionnels de crèche et assistantes maternelles formés
- Environ 9 heures par semaine consacrées à son organisme au démarrage
Lire aussi : Obtenir la certification Qualiopi →
Aujourd’hui
Aujourd’hui, Ghislaine partage son temps entre la crèche et son organisme de formation à distance. Elle transmet à grande échelle ce qu’elle faisait déjà avec les stagiaires, mais de façon structurée et rémunérée. La paperasse ne lui fait plus peur, et le doute sur sa légitimité de formatrice a laissé place à la confiance.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Le parcours de Ghislaine rappelle qu’une longue expérience de terrain est un point de départ, pas une garantie suffisante : transmettre est une compétence à part, qui s’apprend. On sécurise d’abord le cadre, NDA puis Qualiopi, on structure sa pédagogie, on ouvre le financement. Le tout peut se construire en gardant son poste, quelques heures par semaine, en commençant par un guide et un appel.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.

J’accompagne les formateurs et entrepreneurs qui créent leur organisme de formation, de la déclaration d’activité à la certification Qualiopi. Plus de 1 300 accompagnés depuis 2020.
→ Découvrir le fondateur → LinkedIn