✓ Vérifiéle 20 août 2026 contre le décret n° 2019-565 du 6 juin 2019 et le décret n° 2026-728 du 1er août 2026
Hervé encadre des équipes d’agents de sécurité depuis dix-huit ans, d’abord sur des sites industriels puis en événementiel. Carte professionnelle CNAPS à jour, SSIAP 2, il forme déjà ses agents sur le tas, à sa manière. Ce qui l’a décidé à franchir le pas, c’est de voir arriver sur ses postes des jeunes titulaires du TFP APS mais incapables de gérer un contrôle d’accès tendu. Il s’est dit qu’il valait mieux les former lui-même, correctement, plutôt que de rattraper le tir sur le terrain.
Mise à jour (août 2026) : le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 fait passer le référentiel Qualiopi de 32 à 33 indicateurs à compter du 1er novembre 2026. Jusqu’au 31 octobre 2026, les 32 indicateurs présentés ici restent le référentiel applicable. Le 33e indicateur est réservé aux CFA (évaluation des contenus et de l’enseignement par les apprentis) : un organisme de formation, un centre de bilan de compétences ou un accompagnateur VAE reste concerné par 32 indicateurs, y compris après le 1er novembre. Douze indicateurs existants sont par ailleurs modifiés, et les sept critères restent inchangés. Voir ce qui change en détail.
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« Je sais faire le métier, mais me retrouver devant un référentiel officiel et un agrément CNAPS à décrocher, ça me dépassait complètement. »
« Encadrer une équipe et enseigner à un groupe d’apprenants, ce n’est pas le même métier. J’avais peur d’être un bon agent et un formateur médiocre. »
« Qualiopi, la déclaration d’activité, les OPCO… j’avais l’impression qu’il fallait un diplôme d’administratif juste pour avoir le droit de transmettre. »
Le déclic : un premier pas
Le déclic n’a pas été de tout plaquer, mais un simple appel de cadrage. Hervé voulait juste savoir si son SSIAP et son expérience suffisaient pour former légalement. On a listé ensemble ce que l’arrêté du 1er juillet 2016 exige d’un formateur en sécurité privée, et il a compris qu’il cochait déjà l’essentiel. Restait à structurer, pas à tout réapprendre.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLes étapes, une peur qui tombe à chaque fois
La déclaration d’activité (NDA). On a commencé par le socle administratif : la déclaration d’activité auprès de la DREETS, qui fait de lui un organisme de formation en règle. Hervé pensait affronter un dossier interminable ; en réalité, il a fourni sa première convention, son programme et ses justificatifs de compétences. Le numéro de déclaration est arrivé dans les délais. La peur de la paperasse est tombée dès cette première étape, parce qu’il a vu que chaque pièce avait une logique.
Apprendre à transmettre. Nous avons travaillé le passage de l’expérience à la pédagogie : construire une progression, poser des objectifs pédagogiques, animer des mises en situation de gestion de conflit plutôt que de dérouler un diaporama. Hervé a transformé ses anecdotes de terrain en scénarios d’entraînement. C’est là qu’il a arrêté de croire que savoir faire et savoir enseigner étaient incompatibles : sa légitimité d’agent est devenue son meilleur outil pédagogique.
Qualiopi. Pour rendre ses formations finançables, il fallait viser la certification Qualiopi et, pour le TFP APS, l’agrément d’exploitation d’une unité de formation auprès du CNAPS. On a préparé les preuves des sept critères en s’appuyant sur ce qu’il faisait déjà bien, comme le suivi des stagiaires et l’analyse des besoins. L’audit s’est bien passé. La peur du monstre administratif s’est dissipée : Qualiopi n’était qu’une mise en ordre de ses bonnes pratiques.
Le financement. Dernière étape, ouvrir ses sessions au financement. Avec la NDA et Qualiopi, ses formations sont devenues éligibles aux prises en charge OPCO, et le TFP APS mobilisable via le CPF. Hervé a compris que le financement n’était pas un bonus lointain mais le moteur de la demande. C’est ce qui a levé sa dernière crainte, celle du temps : les sessions financées lui ont permis de basculer progressivement du terrain vers la formation, sans trou de revenus.
« Je croyais qu’il fallait devenir un administratif pour transmettre. En fait, il fallait juste mettre de l’ordre dans ce que je savais déjà faire. »
Le premier bilan en chiffres
- Numéro de déclaration d’activité obtenu en cinq semaines, agrément CNAPS pour le TFP APS dans la foulée
- Première session de 175 heures avec neuf stagiaires, 89 % de réussite au titre
- Trois sessions financées la première année, dont deux entièrement prises en charge par les OPCO
Aujourd’hui
Un chef de poste expérimenté peut devenir formateur en sécurité privée : l’arrêté du 1er juillet 2016 fixe les exigences applicables, largement couvertes par un SSIAP et l’expérience de terrain. Dans ce parcours type, le numéro de déclaration d’activité arrive en cinq semaines, l’agrément CNAPS pour le TFP APS dans la foulée, et la première session de 175 heures affiche 89 % de réussite au titre pour neuf stagiaires, financée via OPCO et CPF grâce à Qualiopi.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Si vous êtes agent ou chef de sécurité chevronné, la marche à suivre est la même : vérifiez d’abord ce que la réglementation exige de vous pour former, puis déclarez votre activité, structurez votre pédagogie et visez Qualiopi. Commencez par le périmètre que vous maîtrisez et pour lequel vous êtes en règle, puis élargissez.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
📚 Sur le même sujet
- La déclaration d’activité (NDA) pas à pas
- Certification Qualiopi : le guide complet
- OPCO et formation : le guide
- Les 32 indicateurs Qualiopi expliqués
👉 Tous nos modèles et guides gratuits sont dans le centre de ressources.
