De secrétaire administrative à formatrice en marketing digital : le parcours de Djamila
Maxime Pélerin · mis à jour le 2 octobre 2026À 44 ans, Djamila a quitté le secrétariat pour former les artisans au référencement local. Le récit d'une reconversion menée pas à pas, sans diplôme au départ.

✓ Vérifiéle 23 septembre 2026 contre Accompagnement Certiforma — parcours rapporté par la personne concernée, publié avec son accord
Djamila a passé douze ans comme assistante administrative dans une PME du bâtiment. Le soir, elle apprenait seule le référencement et refaisait la visibilité en ligne de proches artisans, souvent gratuitement. À 44 ans, elle voit bien que ces gens ont besoin qu’on leur apprenne, pas seulement qu’on fasse à leur place. L’idée de transmettre la travaille, mais tout lui semble hors de portée.
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« Je n’ai aucun diplôme dans le marketing, qui va me prendre au sérieux face à des agences ? »
« À 44 ans et en pleine reconversion, j’ai peur d’avoir commencé trop tard. »
« Je n’ai pas de trésorerie, je ne peux pas me permettre d’investir dans un projet qui échoue. »
Le déclic : un premier pas
Le déclic est venu d’un guide gratuit sur la création d’organisme de formation, lu un dimanche soir. Elle y comprend qu’aucun diplôme n’est obligatoire pour former et que la micro-entreprise permet de démarrer sans risque financier. Elle réserve un appel de 30 minutes pour poser ses questions, sans engagement. En raccrochant, pour la première fois, le projet lui paraît concret et à sa portée.
Le dossier de déclaration monté et déposé à la DREETS pour vous, vos documents obligatoires rédigés, la présentation de votre formation et 6 mois de Formiva. Vous ne remplissez rien.
Découvrir · 490 € HTLire aussi : Obtenir son numéro de formateur, pas à pas →
Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
1. Déclarer son activité (NDA). Djamila crée une micro-entreprise et prépare sa première convention de formation pour un menuisier voulant se rendre visible sur Google. Accompagnée pas à pas, elle dépose son dossier de déclaration d’activité auprès de la DREETS et obtient son numéro en trois semaines. La peur du « qui va me prendre au sérieux » recule : elle a désormais un vrai statut d’organisme de formation, pas juste une bonne volonté.
2. Apprendre à transmettre. Elle savait référencer un site, mais pas construire une progression pédagogique. La formation au métier de formateur lui apprend à cadrer des objectifs, doser théorie et pratique, et gérer un groupe de débutants complets. Elle découpe son savoir en séquences claires, avec des exercices sur les vrais sites des participants. Sa légitimité ne repose plus sur un diplôme absent, mais sur une méthode qui fait progresser les gens.
3. Se certifier Qualiopi. Pour toucher les artisans qui veulent mobiliser leurs fonds de formation, il fallait passer Qualiopi. L’accompagnement l’aide à monter les preuves attendues sans se noyer dans la paperasse. Elle prépare l’audit méthodiquement et décroche la certification. L’idée qu’il était « trop tard » s’efface : à 44 ans, elle est certifiée là où beaucoup d’indépendants installés ne le sont pas.
4. Rendre ses formations finançables. Certifiée, Djamila référence son offre et apprend à orienter ses clients vers les financements OPCO adaptés aux TPE du bâtiment. Sa première session intra est prise en charge à 100 % par un opérateur de compétences. La peur de l’argent tombe pour de bon : elle n’avance rien, et ce sont les fonds de formation qui rémunèrent son travail.
« Je croyais que le diplôme faisait le formateur. En vrai, c’est la capacité à faire progresser quelqu’un qui compte, et ça, je savais déjà le faire sans le savoir. »
Le premier bilan en chiffres
- Numéro de déclaration d’activité obtenu en 3 semaines
- Première session intra financée à 100 % par un OPCO
- 8 artisans formés au SEO local la première année
- Chiffre d’affaires de reconversion atteint en 10 mois, sans quitter la micro-entreprise
Lire aussi : Certification Qualiopi : le guide complet →
Aujourd’hui
Aujourd’hui, Djamila anime des sessions de SEO local pour les artisans et petits commerçants de sa région. Elle a gardé un angle précis plutôt que de vouloir tout enseigner, et c’est ce qui la rend reconnaissable. Ses anciens clients la recommandent, et son agenda se remplit par le bouche-à-oreille. La secrétaire administrative qui doutait de sa légitimité est devenue une référence sur son créneau.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Le chemin de Djamila est reproductible : on ne part pas d’un diplôme, on part d’un savoir-faire réel et d’un public précis. Créer son organisme, apprendre à transmettre, se certifier puis se rendre finançable se fait par étapes, sans grosse mise de départ. Si vous hésitez à cause de votre âge ou de l’absence de diplôme, un premier appel de 30 minutes suffit souvent à voir que la voie est ouverte.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
Lire aussi : Modèle de convention et de contrat →

J’accompagne les formateurs et entrepreneurs qui créent leur organisme de formation, de la déclaration d’activité à la certification Qualiopi. 1 356 organismes accompagnés depuis novembre 2020.
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