De comptable à formatrice en python : le parcours d’Ophélie
Maxime Pélerin · mis à jour le 2 octobre 2026Elle n'avait jamais codé en entreprise. En 18 mois, Ophélie est passée de la comptabilité à ses premières formations Python. Voici son parcours, étape par étape.

✓ Vérifiéle 23 septembre 2026 contre Accompagnement Certiforma — parcours rapporté par la personne concernée, publié avec son accord
Ophélie a passé douze ans dans un cabinet comptable, entre bilans et déclarations de TVA. Le métier ne la faisait plus vibrer et l’automatisation grignotait une partie de ses tâches. Par curiosité, elle a suivi un cours de Python en ligne pour automatiser ses propres tableurs, et le déclic a été immédiat. De fil en aiguille, elle a passé dix-huit mois à se former sérieusement, entre un bootcamp et des projets perso, jusqu’à envisager d’en faire son métier. Restait une question : comment transformer cette passion nouvelle en activité déclarée, sans repartir totalement à zéro financièrement ?
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« Je n’ai jamais travaillé dans l’informatique, qui voudrait d’une formatrice qui débute elle-même ? »
« À 41 ans, j’ai peur que ce soit tout simplement trop tard pour changer de voie. »
« Et si je me lançais et que je ne gagnais rien pendant six mois ? »
Le déclic : un premier pas
Plutôt que de tout plaquer d’un coup, Ophélie a commencé par un petit pas. Elle a téléchargé notre guide sur la création d’un organisme de formation, puis a réservé un appel de trente minutes pour poser ses questions concrètes. En sortant de cet échange, elle avait compris qu’elle pouvait garder un mi-temps au cabinet le temps de démarrer, et qu’aucun diplôme n’était exigé pour enseigner Python. Ce n’était plus un saut dans le vide, mais une série d’étapes claires.
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Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
Étape 1 : la déclaration d’activité (NDA). Ophélie a créé une micro-entreprise, puis déposé sa déclaration d’activité auprès de la DREETS après sa première convention de formation. En recevant son numéro de déclaration, elle est officiellement devenue organisme de formation. La peur de ne pas être « légitime » est tombée d’un coup : elle avait désormais un cadre administratif réel, exactement comme n’importe quel formateur en poste.
Étape 2 : apprendre à transmettre. Savoir coder ne veut pas dire savoir enseigner, et Ophélie le sentait bien. Elle a suivi une formation à l’ingénierie pédagogique pour structurer un déroulé, gérer un groupe hétérogène et évaluer les acquis. Elle a bâti sa première formation autour d’un projet fil rouge utile à des débutants : automatiser un fichier Excel avec Python. En voyant ses premiers apprenants réussir leur script, sa peur d’être illégitime a laissé place à une vraie confiance.
Étape 3 : la certification Qualiopi. Une fois ses premières sessions rodées, Ophélie a visé les financements pour élargir sa clientèle. Elle a préparé son audit Qualiopi en s’appuyant sur nos modèles de procédures et de preuves, sans se noyer dans les indicateurs. La certification obtenue, ses formations sont devenues finançables, ce qui a levé sa dernière crainte : celle de ne jamais trouver assez de clients pour en vivre.
Étape 4 : le financement (OPCO, CPF). Avec Qualiopi, Ophélie a pu proposer ses sessions en mobilisant les fonds OPCO de petites entreprises et, plus tard, le CPF. Ses prospects n’avançaient plus l’argent de leur poche, ce qui a nettement facilité la vente. Le fameux « six mois sans rien gagner » ne s’est pas produit : les financements ont sécurisé son démarrage et lui ont permis de quitter sereinement son mi-temps.
« Je croyais qu’il fallait vingt ans d’informatique pour avoir le droit d’enseigner. En réalité, il fallait surtout du cadre et une méthode. »
Le premier bilan en chiffres
- 18 mois entre son premier cours de Python et son premier contrat de formation
- 14 apprenants formés sur ses 3 premières sessions
- 350 € par jour en sous-traitance, 600 € en direct
- environ 5 000 € de chiffre d’affaires sur son premier semestre à temps partiel
Lire aussi : Certification Qualiopi : le guide complet →
Aujourd’hui
Aujourd’hui, Ophélie a quitté le cabinet comptable et forme à plein temps des débutants à l’automatisation avec Python. Elle anime une à deux sessions par mois, en présentiel comme à distance, et commence à refuser des dates. Elle n’a pas « tout perdu » en changeant de voie : elle a construit une activité déclarée, finançable et rentable, à un rythme qu’elle a choisi. Son ancienne peur d’avoir commencé trop tard lui semble presque étrangère.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Le parcours d’Ophélie est reproductible si vous partez d’un autre univers. Assurez d’abord une maîtrise réelle de Python, même acquise en autodidacte, puis déclarez votre activité auprès de la DREETS pour exister officiellement. Formez-vous à la pédagogie avant vos premières sessions, gardez si besoin une activité alimentaire le temps de démarrer, et visez Qualiopi une fois vos formations rodées. Un premier appel de trente minutes suffit souvent à transformer un projet flou en étapes concrètes.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
Lire aussi : Modèle de convention et de contrat →

J’accompagne les formateurs et entrepreneurs qui créent leur organisme de formation, de la déclaration d’activité à la certification Qualiopi. 1 356 organismes accompagnés depuis novembre 2020.
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