De coiffeur à formateur en coiffure : le parcours de Vincent
Maxime Pélerin · mis à jour le 9 octobre 2026Vingt-quatre ans de salon, mais la paperasse et l'idée d'enseigner l'intimidaient. Vincent raconte comment il est devenu formateur en coiffure sans arrêter de couper.

✓ Vérifiéle 23 septembre 2026 contre Accompagnement Certiforma — parcours rapporté par la personne concernée, publié avec son accord
Vincent a 48 ans et tient un salon à Lyon depuis longtemps. Coiffeur depuis vingt-quatre ans, directeur artistique reconnu sur la colorimétrie et le balayage, il n’a plus rien à prouver derrière le fauteuil. Des confrères et de jeunes coiffeurs lui demandent régulièrement de leur montrer ses techniques. L’envie de transmettre est là, mais il ne veut surtout pas abandonner son salon pour autant.
Le point de départ : les doutes qui bloquent
« Le geste, je l’ai depuis vingt ans. Mais me retrouver face à un groupe à expliquer ce que je fais sans même y penser, ça me bloque. Savoir faire, ce n’est pas savoir enseigner. »
« La paperasse, Qualiopi, les référentiels, tout ça me dépasse. J’ai peur de m’y noyer avant même d’avoir formé la moindre personne. »
« Je ne peux pas lâcher mon salon, c’est mon revenu. Je n’ai pas le temps de monter une usine à gaz à côté. »
Le déclic : un premier pas
Un confrère déjà formateur lui glisse qu’il n’a jamais arrêté de couper pour autant. Vincent lit un guide sur le sujet, puis prend un appel de 30 minutes pour comprendre concrètement ce que cela impliquerait. Il réalise qu’il peut garder trois jours de salon et former deux jours par semaine, sans tout révolutionner.
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Les étapes, une peur qui tombe à chaque fois
La déclaration d’activité (NDA). Vincent redoutait le dossier administratif plus que tout. Avec son expérience et une première convention en main, le dossier de déclaration à la DREETS s’est monté plus vite qu’il ne l’imaginait, et il a obtenu son numéro en trois semaines. Ce premier acte, qu’il voyait comme une montagne, a été le déclencheur. Sa peur de la paperasse a commencé à se dégonfler dès cette étape franchie.
Apprendre à transmettre. C’était sa vraie inquiétude : il faisait ses gestes en automatique, sans savoir les décomposer. Avec la formation de formateur d’adultes de 35 heures, suivie à son rythme, il a appris à ralentir le geste, à le verbaliser et à repérer pourquoi un élève tient mal sa mèche. Il a construit ses ateliers pour des professionnels déjà en activité, pas pour des débutants. La peur de ne pas savoir enseigner a laissé place à une vraie méthode.
Qualiopi. Qualiopi restait pour lui un sigle intimidant. Accompagné pas à pas sur le référentiel, il a préparé chaque indicateur sans jamais se sentir seul face au dossier. Il a passé son audit du premier coup, sans non-conformité majeure. Ce qu’il voyait comme un obstacle infranchissable est devenu une formalité une fois la démarche découpée en étapes.
Le financement. Restait la question du temps et du marché : allait-il devoir démarcher des particuliers ? Il a compris que ses clients seraient surtout des salons et des réseaux, financés par l’OPCO EP de la branche coiffure. Il n’a donc pas eu à courir après des inscriptions individuelles. Ses journées de formation se sont intégrées à son agenda sans mettre son salon en péril.
« J’ai passé vingt ans à croire que transmettre viendrait tout seul, et que le cadre serait une montagne. En trois semaines, j’avais mon numéro. »
Le premier bilan en chiffres
- Déclaration d’activité validée en 3 semaines, sans avoir à reprendre le dossier.
- Certification Qualiopi obtenue au premier audit, sans non-conformité majeure.
- Sur 8 mois : 5 sessions intra en salon et en réseau, environ 22 000 € facturés, tout en gardant 3 jours par semaine derrière le fauteuil.
Lire aussi : Certification Qualiopi : le guide complet →
Aujourd’hui
Aujourd’hui, Vincent partage sa semaine entre son salon et ses formations sur la colorimétrie et le balayage. Deux réseaux le sollicitent pour former leurs équipes sur leurs nouvelles collections. Il n’a rien perdu de son métier de coiffeur, il l’a prolongé. Transmettre est devenu une seconde corde crédible, sans qu’il ait eu à choisir entre les ciseaux et la pédagogie.
Comment reproduire ce parcours chez vous
Son conseil aux coiffeurs expérimentés : ne pas attendre d’avoir arrêté le salon pour se lancer. Bloquer deux jours dans la semaine, déclarer son activité, et se concentrer d’abord sur une expertise phare que l’on maîtrise à fond, comme la colorimétrie ou le balayage. Le cadre se pose plus vite qu’on ne le croit quand on est accompagné.
Étude de cas illustrative, donnée à titre d’exemple pour représenter un parcours type. Les témoignages de nos clients réels seront publiés prochainement.
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J’accompagne les formateurs et entrepreneurs qui créent leur organisme de formation, de la déclaration d’activité à la certification Qualiopi. 1 356 organismes accompagnés depuis novembre 2020.
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