Indicateur 2 Qualiopi
Maxime Pélerin · mis à jour le 23 juillet 2026L’indicateur 2 Qualiopi concerne la diffusion d’indicateurs de résultats ou de performance pour chacune de vos formations. Commun à toutes les actions (formation, bilan de compétences, VAE, apprentissage), il occupe une place stratégique dans le Référentiel National Qualité car il conditionne directement la confiance que vos futurs apprenants, financeurs et partenaires accordent à votre organisme.

L’indicateur 2 Qualiopi concerne la diffusion d’indicateurs de résultats ou de performance pour chacune de vos formations. Cet indicateur, commun à toutes les actions (formation, bilan de compétences, VAE, apprentissage), occupe une place stratégique dans le Référentiel National Qualité : il conditionne directement la confiance que vos futurs apprenants, financeurs et partenaires accordent à votre organisme. Concrètement, vous devez prouver, chiffres à l’appui, que vos prestations produisent des résultats mesurables au regard des objectifs annoncés. Dans cet article, nous décortiquons précisément ce qu’exige l’indicateur 2, comment vous y conformer sereinement et quelles preuves présenter le jour de l’audit.
Présentation de l’indicateur 2 de la certification Qualiopi
L’indicateur 2 met l’accent sur la transparence et l’évaluation de l’efficacité des formations proposées par votre organisme. Il exige que vous diffusiez des informations sur vos performances en matière de résultats, adaptées à la nature des prestations offertes et aux profils des apprenants accueillis. Autrement dit, l’auditeur attend de vous une démonstration claire et chiffrée que vos formations atteignent les objectifs fixés.
« L’indicateur 2, sur la diffusion des indicateurs de résultats, c’est souvent le premier mur sur lequel butent les nouveaux organismes. Le réflexe que je vois, c’est de paniquer parce qu’on démarre et qu’on n’a pas encore de chiffres à afficher. Du coup soit on invente un taux de satisfaction sorti de nulle part, soit on laisse la case vide en croisant les doigts. Les deux sont de mauvaises idées.
Mon conseil concret : si vous débutez, dites-le clairement. Affichez que vous êtes un organisme récent et que les premiers indicateurs seront publiés dès vos premières sessions clôturées. L’auditeur accepte très bien ça, ce qu’il refuse, c’est le bidon ou le vide non expliqué. Et dès que vous avez des résultats réels, taux de satisfaction, de réussite, d’insertion selon votre activité, mettez-les en ligne sur votre site, là où le public les voit. La transparence, même modeste, vaut toujours mieux qu’un beau chiffre qu’on ne peut pas justifier. »
C’est un indicateur qui se prépare généralement assez rapidement, à condition d’avoir collecté les bonnes données en amont. Bonne nouvelle : la diffusion de ces indicateurs peut se faire sur le même support que celui utilisé pour l’indicateur 1 (par exemple votre site internet, vos plaquettes commerciales ou vos catalogues de formation), ce qui mutualise l’effort de mise en conformité.
Pour bien comprendre : imaginez que vous cherchez la meilleure école pour apprendre quelque chose de nouveau, comme le codage ou la cuisine. Avant de choisir où aller, vous aimeriez savoir si les personnes qui y ont étudié ont vraiment appris ce qu’elles espéraient, si beaucoup d’entre elles ont trouvé un emploi ensuite, et si elles ont apprécié leurs cours. L’indicateur 2 demande aux organismes d’afficher leur « bilan » : combien de participants réussissent leurs examens, combien trouvent un emploi après la formation, et quel est leur niveau de satisfaction. Ces informations doivent être présentées clairement, de façon à ce que tout le monde puisse les consulter facilement.
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Découvrir · 1 429 € HTDescription officielle de l’indicateur 2 Qualiopi
« Le prestataire diffuse des indicateurs de résultats adaptés à la nature des prestations mises en œuvre et des publics accueillis. »
L’objectif principal est d’assurer que les futurs apprenants et les parties prenantes (employeurs, OPCO, institutions finançant la formation) puissent accéder à des informations claires sur l’efficacité de vos prestations. Cela inclut, par exemple, les taux de réussite aux examens, les taux d’insertion professionnelle des diplômés, ou encore les retours et le niveau de satisfaction des participants.
Ce qui change par rapport à la V8 : rien sur la description elle-même. La formulation de l’indicateur 2 reste identique. C’est au niveau attendu et dans les exemples de preuves que le référentiel apporte des nuances que nous détaillons plus bas.
Lire aussi : Indicateur 20 Qualiopi →
Le niveau attendu : une information chiffrée au regard des objectifs
« Donner une information chiffrée permettant de suivre les résultats de la prestation au regard des objectifs. »
Retenez ce mot : chiffrée. Le niveau attendu impose que vous fournissiez et partagiez des informations claires et mesurables sur les résultats et l’efficacité de vos programmes. Vous devez démontrer votre capacité à générer des résultats positifs pour vos apprenants et à les partager de manière transparente et significative. Une simple recommandation qualitative, un témoignage élogieux ou un slogan ne suffisent pas : il faut un chiffre, exprimé en pourcentage, en nombre ou en taux.
Cette information chiffrée doit en outre être mise en regard des objectifs de la prestation. Si votre formation vise une certification, le taux de réussite à cette certification est l’indicateur le plus pertinent. Si elle vise une insertion professionnelle, c’est le taux de retour à l’emploi qui prime. Cette logique d’adéquation entre l’indicateur et l’objectif est précisément ce que l’auditeur vérifiera.
Ce qui change par rapport à la V8 : le référentiel précise désormais explicitement que les indicateurs de résultats doivent permettre de suivre les résultats de la prestation au regard des objectifs. La notion de cohérence indicateur/objectif est donc renforcée.
Étude de cas : le centre de formation « GlobalSpeak »
« GlobalSpeak » est un centre proposant des cours de langues étrangères variés, destinés à un large public allant des étudiants universitaires aux professionnels souhaitant renforcer leurs compétences linguistiques. Avec une telle diversité de cours et de publics, l’organisme doit démontrer clairement l’efficacité de ses formations pour aider chacun à choisir le programme le plus adapté à ses besoins.
1. Identification des indicateurs pertinents
- Pour les étudiants universitaires : le taux de réussite aux examens de certification linguistique (TOEFL, DELE, etc.) est retenu comme indicateur clé.
- Pour les professionnels : l’accent est mis sur l’amélioration de la performance professionnelle post-formation, mesurée via des enquêtes de satisfaction et des évaluations des employeurs.
2. Collecte et analyse des données
L’organisme réalise des suivis réguliers auprès de ses anciens apprenants pour recueillir des données sur leurs réussites académiques ou professionnelles. Des enquêtes de satisfaction sont menées pour évaluer l’utilité perçue des cours.
3. Diffusion des résultats
Les indicateurs sont publiés sur le site web, dans les brochures, et partagés lors des journées portes ouvertes. Ils sont présentés de manière facilement compréhensible, avec des graphiques et des témoignages. Résultat : la transparence de « GlobalSpeak » renforce la confiance des futurs apprenants, qui peuvent prendre des décisions éclairées en sachant que les cours ont un impact prouvé sur les objectifs visés. Cet exemple illustre parfaitement la logique de l’indicateur 2 : adapter les indicateurs au public et à la nature de la prestation, puis les diffuser clairement.
Lire aussi : Indicateur 21 Qualiopi →
Quels indicateurs de résultats choisir pour votre organisme ?
Le référentiel ne fixe pas de liste fermée, mais propose des exemples. Vous pouvez communiquer un ou plusieurs des indicateurs suivants, en les sélectionnant selon leur pertinence pour chaque formation :
- Taux de satisfaction des stagiaires (apprenants et, le cas échéant, entreprises) ;
- Nombre de stagiaires formés sur la période ;
- Taux de réussite aux examens ou certifications visés ;
- Taux et causes des abandons ;
- Taux de retour des enquêtes de satisfaction ;
- Taux d’interruption en cours de prestation ;
- Taux de rupture des contrats d’alternance (apprentissage et professionnalisation) ;
- Taux d’insertion dans l’emploi ;
- Taux de recommandation des apprenants ou des entreprises.
Un point essentiel introduit par la V8 : le référentiel laisse désormais entendre que les indicateurs de résultats doivent être définis par formation, et non plus uniquement à l’échelle globale de l’organisme. Pensez donc à décliner vos indicateurs au niveau de chaque action ou famille de formations homogène. Cette exigence rejoint la logique de plusieurs autres critères du référentiel, comme l’indicateur 20 Qualiopi relatif à l’analyse de l’amélioration continue.
Exemples de preuves attendues à l’audit
Le jour de l’audit, l’auditeur cherchera des éléments tangibles démontrant que vous diffusez réellement des indicateurs chiffrés. Voici les preuves les plus couramment acceptées :
- Tous supports et outils d’information : pages de votre site web affichant les chiffres, plaquettes, catalogues, fiches programme ;
- Rapports d’activités annuels et bilans pédagogiques ;
- Résultats d’enquêtes de satisfaction consolidés et chiffrés ;
- Tableaux de bord d’indicateurs de performance par formation ;
- Captures d’écran datées de la page publique où figurent les indicateurs.
Veillez à ce que ces preuves soient datées, accessibles et à jour. Un indicateur publié il y a trois ans et jamais actualisé constitue un point de fragilité. Pour structurer l’ensemble de votre démarche documentaire, n’hésitez pas à vous appuyer sur l’Accompagnement Qualiopi proposé par Certiforma, qui vous aide à constituer un dossier de preuves robuste pour chaque indicateur.
Lire aussi : Indicateur 22 Qualiopi →
Non-conformité : ce qui peut vous être reproché
« Dans l’échantillon audité, une non-conformité mineure est caractérisée par une information insuffisamment détaillée. »
Une non-conformité sur l’indicateur 2 reste de niveau mineur. Elle est caractérisée lorsque les informations partagées ne sont pas assez précises ou complètes. Concrètement, vous vous exposez à une remarque si :
- vos résultats sont trop généraux ou vagues, sans détail sur les taux de réussite, l’insertion ou la satisfaction par formation ;
- vos indicateurs ne sont pas à jour et ne reflètent pas les performances récentes ;
- les données ne sont pas chiffrées (une recommandation seule ne compte pas) ;
- les indicateurs ne permettent pas de comparer facilement les performances entre formations.
Pour lever une telle non-conformité, fournissez des informations complètes, actualisées et spécifiques à chaque prestation : taux de réussite, données sur l’emploi post-formation et retours d’expérience, le tout présenté de manière claire et accessible. Ce qui change par rapport à la V8 : rien, la non-conformité demeure mineure pour cet indicateur.
Cas particuliers : nouveaux entrants, sous-traitance, obligations spécifiques
Les nouveaux entrants
Si vous êtes un nouvel organisme, vous n’avez pas encore d’historique de résultats. Le référentiel l’a prévu : des indicateurs sont pré-identifiés au moment de l’audit initial, puis audités lors de l’audit de surveillance. Vous devez donc seulement démontrer que vous avez défini les indicateurs que vous suivrez, charge à vous de présenter les résultats chiffrés lors du contrôle suivant. Sur ce point, les attentes restent inchangées par rapport à la V8.
La sous-traitance
« Lorsque la prestation échantillonnée est une prestation pour laquelle l’organisme intervient en sous-traitance : l’indicateur n’est pas applicable, car la diffusion des indicateurs doit être réalisée par le donneur d’ordres. » Si vous travaillez en sous-traitance pour la prestation auditée, l’indicateur 2 ne s’applique donc pas à vous pour cette action.
Obligations spécifiques et glossaire
Il n’existe pas d’obligation spécifique ni de définition de glossaire propre à l’indicateur 2, et la V8 n’en a ajouté aucune. Cet indicateur reste donc l’un des plus directs à traiter du référentiel, à condition d’avoir organisé sa collecte de données. Cette logique de preuve chiffrée se retrouve d’ailleurs dans d’autres indicateurs du processus d’amélioration, comme l’indicateur 21 Qualiopi ou l’indicateur 22 Qualiopi.
Méthode pas à pas pour vous conformer à l’indicateur 2
Étape 1 : collecter les bonnes données
- Suivez les parcours professionnels des diplômés pour mesurer l’impact de la formation sur leur carrière ;
- Réalisez systématiquement des enquêtes de satisfaction à chaud et à froid ;
- Mesurez les taux de réussite aux certifications pour quantifier le succès.
Étape 2 : adapter les indicateurs à vos prestations et publics
Les indicateurs doivent refléter la spécificité de chaque formation (technique, professionnelle, développement personnel) et tenir compte de la diversité des apprenants (jeunes, adultes en reconversion, professionnels). Un indicateur d’insertion professionnelle a du sens pour une formation qualifiante, beaucoup moins pour une formation de loisirs.
Étape 3 : diffuser clairement et largement
- Publiez sur votre site web et dans vos brochures, sans jargon complexe ;
- Rendez l’information facile à trouver (page dédiée, fiche programme) ;
- Utilisez des plateformes d’évaluation en ligne lorsque c’est pertinent.
Étape 4 : actualiser régulièrement
Les données doivent être mises à jour périodiquement pour refléter les derniers résultats. Fixez-vous une fréquence (par exemple annuelle) et conservez une trace datée de chaque mise à jour. Une fois ce processus en place, l’indicateur 2 devient un atout commercial autant qu’une exigence de conformité, en cohérence avec la dynamique d’amélioration continue décrite dans l’indicateur 23 Qualiopi.
Pourquoi l’indicateur 2 est un levier commercial
Au-delà de l’obligation réglementaire, l’indicateur 2 est un formidable outil de réassurance. En affichant des taux de réussite ou de satisfaction solides, vous fournissez à vos prospects des données fiables qui les aident à choisir votre organisme plutôt qu’un concurrent. Vous mettez en avant vos points forts et identifiez vos axes d’amélioration. La transparence devient ainsi un argument de vente : un futur apprenant ou une entreprise rassurés par vos chiffres convertiront plus facilement. C’est tout l’enjeu de transformer une contrainte de certification en avantage concurrentiel durable.
FAQ : vos questions sur l’indicateur 2 Qualiopi
Combien d’indicateurs de résultats dois-je présenter ?
Le référentiel ne fixe pas de nombre précis, mais il mentionne des « indicateurs de résultats » au pluriel. Cela signifie qu’il en faut au minimum deux. Choisissez-les de façon à couvrir au moins la satisfaction et la performance (réussite ou insertion).
Dois-je présenter des indicateurs par formation ou pour l’ensemble de l’organisme ?
La V8 a précisé ce point : vous devez désormais donner une information chiffrée permettant de suivre la performance d’une formation. Privilégiez donc une déclinaison par formation (ou par famille de formations homogène) plutôt qu’un chiffre global unique.
Une recommandation peut-elle être considérée comme un indicateur ?
Non. Une recommandation n’est pas une information chiffrée. Elle peut accompagner vos indicateurs (sous forme de témoignage) mais ne peut s’y substituer. L’auditeur attend une donnée mesurable : un taux, un pourcentage ou un nombre.
Comment garantir l’actualité et la fiabilité de mes indicateurs ?
Mettez à jour et vérifiez régulièrement vos indicateurs : enquêtes auprès des anciens apprenants, analyses de données internes et consultation de sources externes vérifiables. Une fréquence de mise à jour définie et tracée vous protège lors de l’audit.
Conclusion : sécurisez votre indicateur 2 et développez votre activité
L’indicateur 2 Qualiopi repose sur un principe simple mais exigeant : diffuser des indicateurs de résultats chiffrés, adaptés à vos prestations et publics, et actualisés. Bien préparé, il se traite rapidement et devient même un levier de conversion. Pour gagner du temps et auditer sereinement, appuyez-vous sur l’Accompagnement Qualiopi de Certiforma : modèles de tableaux de bord, exemples de preuves et accompagnement personnalisé pour chaque indicateur du référentiel.
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